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Mizaru: un nouvel endroit à Kraainem à découvrir absolument

Mizaru : un nouvel endroit à Kraainem à découvrir absolument Mizaru : un nouvel endroit à Kraainem à découvrir absolument
L’essentiel
  • Localisation : Kraainem, au rez-de-chaussée de la tour du Soko Rooftop.
  • Chef et table : Antoine Cogels à la tête de la brasserie gastronomique Mizaru.
  • Chiffre : 2e établissement du groupe après Sanzaru, déjà complet presque chaque soir.
  • Nouveauté : Une formule hybride mêlant brasserie belge modernisée, design art déco et touches nippones.

Après le succès retentissant de Sanzaru à Bruxelles, l’équipe créative franchit une nouvelle étape en dévoilant Mizaru à Kraainem. Installée au rez-de-chaussée de la tour qui accueille également le très branché Soko Rooftop, cette nouvelle adresse bouscule les codes de la brasserie traditionnelle. Sous la direction du chef Antoine Cogels, l’établissement propose une relecture audacieuse des classiques de la gastronomie belge. L’adresse s’impose déjà comme le nouveau point de ralliement des amateurs de bonne chère et d’ambiances soignées aux portes de la capitale.

Une nouvelle signature gastronomique en périphérie bruxelloise

L’ouverture de Mizaru marque un tournant stratégique pour ce groupe de restauration réputé. Contrairement à son aîné bruxellois axé sur une haute gastronomie pointue, ce nouveau spot mise sur la convivialité haut de gamme d’une brasserie moderne. En s’installant à Kraainem, une commune résidentielle très prisée, les fondateurs répondent à une demande croissante pour des tables de qualité en dehors du centre-ville saturé de Bruxelles. Depuis son ouverture récente, l’endroit affiche complet presque chaque soir, confirmant l’attrait immédiat du public pour ce concept hybride.

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Mizaru: un nouvel endroit à Kraainem à découvrir absolument

Le projet s’inscrit dans une dynamique d’art de vivre global, idéalement situé dans le même bâtiment que le Soko Rooftop. Les clients peuvent ainsi envisager une expérience complète, débutant par un verre face au coucher de soleil sur les hauteurs de la ville, avant de descendre dîner dans l’atmosphère feutrée du rez-de-chaussée. Cette synergie intelligente démontre la maîtrise opérationnelle de l’équipe, capable de créer des concepts complémentaires qui captivent une clientèle exigeante et passionnée de gastronomie.

Un écrin art déco aux subtiles influences nippones

Le design intérieur de Mizaru témoigne d’un grand souci du détail, mêlant avec brio l’esthétique des brasseries bruxelloises d’antan et des touches contemporaines inspirées de l’Asie. Dès le seuil franchi, le visiteur est accueilli par un superbe sol en terrazzo qui donne immédiatement le ton. Des tables rondes conviviales et des banquettes confortables, habillées de coussins moelleux, structurent l’espace pour créer une atmosphère chaleureuse et intime. Des lampions en tissu suspendus ajoutent une note asiatique délicate et poétique à l’ensemble du décor.

Le point d’orgue visuel réside sans conteste dans la cuisine ouverte, surmontée de grandes fenêtres ornées de dessins art déco. Ce clin d’œil architectural aux établissements historiques bruxellois ancre le restaurant dans sa tradition locale, tout en l’ouvrant sur la modernité. Cette dualité esthétique entre Orient et Occident prépare subtilement le palais des convives à l’expérience culinaire qui les attend, illustrant parfaitement la cohérence globale voulue par les concepteurs du lieu.

La cuisine de brasserie belge métissée d’Asie

À la carte, pas de gastronomie fine intimidante, mais une cuisine généreuse, lisible et pourtant profondément originale. Le chef Antoine Cogels s’est donné pour mission de réveiller les grands classiques du patrimoine culinaire belge en leur injectant des techniques et des ingrédients phares de la gastronomie asiatique. Les incontournables croquettes de crevettes grises, le traditionnel vol-au-vent, l’américain préparé, le cabillaud à la mode d’Ostende ou encore la sole meunière se voient ainsi magnifiés par des touches subtiles de miso, de soja ou de kombu. Ces condiments apportent une profondeur aromatique inédite et une saveur umami particulièrement recherchée par les gourmets.

Cette philosophie culinaire s’exprime également à travers une carte des cocktails extrêmement soignée, pensée en parfaite harmonie avec les assiettes. Les grands classiques de la mixologie y sont revisités avec ingéniosité. Les barmans intègrent des ingrédients d’exception comme le saké, le sudachi, le shiso ou le kaki, offrant des boissons complexes et équilibrées qui lancent idéalement les festivités culinaires.

Une dégustation sous le signe de l’équilibre et de la précision

L’expérience débute par la découverte de cocktails signatures remarquablement exécutés, à l’image du Shi No Kaze ou du Scarlet Club, qui brillent par leur justesse aromatique. Pour entamer le repas, le duo de croquettes de crevettes se révèle être une formidable introduction. La friture est impeccable, et l’appareil traditionnel s’enrichit de notes surprenantes de citron confit, de saké et d’herbes fraîches, apportant une fraîcheur bienvenue. En parallèle, les raviolis aux crabes, d’une grande finesse de pâte, reposent dans une bisque intense parfumée au curry Madras et à la mangue, un mariage sucré-salé d’une grande maîtrise. Les entrées affichées dès 18 euros témoignent d’un positionnement tarifaire cohérent avec la qualité des produits sourcés.

Les plats principaux confirment cette excellente impression de régularité et de maîtrise technique. Le cabillaud à la mode d’Ostende est parfaitement nacré, accompagné de cidre, de sésame et d’épinards frais, une réinterprétation marine pleine de peps. De son côté, le veau se distingue par une cuisson d’une justesse absolue, escorté d’une aubergine laquée au miso et relevé par du koji, ce champignon fermenté traditionnel japonais qui sublime la tendreté de la viande et en exacerbe les arômes naturels.

Une finale sucrée et une irrésistible invitation au voyage

Le repas s’achève en apothéose avec une proposition sucrée qui résume à elle seule l’esprit de Mizaru. La crème brûlée, pensée pour être partagée, est aromatisée au saké et agrémentée de prunes acidulées. Ce dessert classique, souvent jugé trop lourd, trouve ici une légèreté et une complexité surprenantes grâce à l’apport de l’alcool de riz japonais et du fruit. C’est le genre de douceur dont on s’imagine ne prendre que quelques cuillères par simple gourmandise, mais qui finit invariablement par disparaître totalement de l’assiette. Devant un tel succès, il est vivement conseillé de réserver sa table plusieurs jours à l’avance pour espérer découvrir cette nouvelle pépite culinaire.

Mizaru réussit ainsi son pari en proposing une table vibrante, accessible et résolument contemporaine. L’adresse séduit autant par la rigueur de ses assiettes que par la convivialité de son accueil. Dans un paysage gastronomique bruxellois parfois conventionnel, cette incursion belgo-asiatique aux portes de la ville apporte un vent de fraîcheur indispensable qui devrait continuer de séduire les épicuriens de la région durant de longs mois.

Informations pratiques sur Mizaru

  • Adresse: Chaussée de Malines 455, 1950 Kraainem
  • Type de cuisine: Brasserie belgo-asiatique
  • Horaires: Du lundi au dimanche de 12h à 14h30 et de 19h à 21h30
  • Budget: Entrées dès 18 €, plats dès 26 €
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